Randonnées sur les corniches du Causse Méjean et accords Mondeuse – charcuterie alpine
Éveil sur les corniches du Causse Méjean : une invitation à la marche et au goût Au lever du jour, une brume légère glisse au creux des gorges...
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Avec moins de 2000 habitants, Florac pourrait sembler modeste. Pourtant, elle est au cœur du Parc national des Cévennes, seule aire protégée française classée Réserve internationale de ciel étoilé, et carrefour stratégique des grands itinéraires pédestres. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : on estime que plus de 10 000 randonneurs par an passent par Florac, toutes routes confondues (Source : Parc national des Cévennes).
Plusieurs sentiers de grande randonnée (GR), mais aussi des itinéraires de plusieurs jours balisés en itinérance douce, offrent ici un point de passage ou une escale mémorable. Des voyageurs venus marcher sur les pas de Stevenson jusqu’aux pèlerins modernes du chemin de Saint-Guilhem, en passant par les explorateurs du chemin d’Urbain V, Florac fédère toutes les approches du voyage à pied.
Le Chemin de Stevenson, ou GR 70, doit sa célébrité à Robert Louis Stevenson, l’auteur écossais, et à son ouvrage Voyage avec un âne dans les Cévennes publié en 1879. Il a rendu célèbre ce parcours, bien avant l’avènement des GR, en le traversant en 1878 avec son âne Modestine. Son récit, devenu culte, attire aujourd’hui des marcheurs de toute l’Europe à la recherche de paysages intacts, d’habitats de schiste, d’une ambiance à la fois rude et hospitalière.
La section Florac – Cassagnas, longue de près de 18 km, est marquée par le passage du col du Sapet et la plongée dans le sauvage Mimente. Si cette étape offre des vues impressionnantes sur le causse Méjean et les plateaux, ce sont aussi l’histoire protestante et les hameaux cévenols qui charmant les marcheurs.
Sur le Chemin Urbain V, Florac sert d’embrayage entre les reliefs de l’Aubrac et l’ouverture vers l’aval des Cévennes et la vallée du Rhône. Ce sentier, balisé en blanc et rouge, rend hommage à Guillaume de Grimoard, natif de la région désigné pape en 1362 sous le nom d’Urbain V, défenseur infatigable des hospitaliers et promoteur de la paix. Ce chemin plonge chacun dans un récit profondément ancré, une traversée de lieux de patrimoine, abbayes et ponts médiévaux marquant le paysage.
Moins connu, mais tout aussi prestigieux, le Chemin de Saint-Guilhem attire depuis des siècles pèlerins, bergers et simples curieux. Il chemine par des passages parfois escarpés, au cœur du Parc national des Cévennes. La traversée de Florac est un tournant, car elle symbolise la jonction entre les paysages austères du causse et les gorges verdoyantes du Tarn.
| Point d’intérêt | Description |
|---|---|
| Causses UNESCO | Paysage classé pour son caractère agro-pastoral et ses mégalithes |
| Faune & Flore | Observation du circaète Jean-le-Blanc, de la genette ou de la lavande sauvage |
| Village perchés | Hameaux typiques comme Quézac, Esclanèdes ou Montbrun |
Le Causse Méjean, plus vaste plateau calcaire de France (340 km²), se prête à une itinérance en boucle de 4 à 7 jours selon le rythme. Ici, le sentiment d’infini domine. L’absence d’arbres, l’horizon ouvert, la lumière crue et les hameaux esseulés offrent une expérience unique, loin des foules. On y croise des chevaux de Przewalski (introduits dans la réserve des Cévennes par le parc en 1993), mais aussi les célèbres fermes caussenardes, témoignages d’habitat agro-pastoral reconnu par l’UNESCO.
Aux côtés de ces grands itinéraires, Florac est aussi le point de départ ou d’étape de circuits locaux, balisés pour 1 à 3 jours ou proposés en randonnée en étoile :
Choisir Florac pour étape, c’est faire le pari d’une pause qui a du sens. Qu’il s’agisse de rejoindre Alès par le GR 70, de filer vers Saint-Guilhem-le-Désert, de s’aventurer sur la lande du causse Méjean ou simplement de suivre le vol des vautours dans un matin limpide, chaque sentier propose une aventure. Loin des sentiers battus, Florac doit sa renommée à la diversité de son offre, à la sincérité de son accueil et à cet équilibre subtil où la marche devient un art de vivre, et le respect du territoire, une évidence.