1. Boucle des moulins du Tarnon et du Tarn, depuis Florac
- Distance : Environs 12 km
- Dénivelé : 350 m
- Durée : 4h à 5h
- Départ : Place de la Liberté à Florac
Ce circuit accessible s’élance depuis le cœur de Florac, le long du Tarnon. Rapidement, de petits ponts de pierre et d’imposantes bâtisses signalent la présence d’anciens moulins : Moulin de la Fabrique – utilisé jadis pour la laine –, Moulin du Pont-de-Pied, aujourd’hui transformé en habitation, et Moulin de Palette, en limite du Parc national des Cévennes.
Un panneau explicatif le long du chemin du Moulin du Roi rappelle qu’au début du XXe siècle, Florac comptait pas moins de six moulins hydrauliques actifs, dont certains dotés de turbines importées d’Angleterre (Parc national des Cévennes).
La balade suit ensuite le Tarn, offre de beaux points de vue sur ses gorges, longe un ancien canal de dérivation, et croise la clède du hameau de Cazoux, restaurée avec des matériaux d’origine. Ici, il n’est pas rare de rencontrer des habitants prêts à raconter l’époque où les familles venaient faire sécher leurs châtaignes « à la tournade », veillées collectives émaillées d’anecdotes et de recettes.
2. Circuit des clèdes du chemin des châtaigniers, depuis Quézac
- Distance : 10,5 km
- Dénivelé : 400 m
- Durée : 3h30 à 4h selon pauses
- Départ : Parking de l’église de Quézac
La vallée du Tarnon est surnommée « vallée des châtaigniers ». Une boucle traversant Saint-Julien-d’Arpaon, Quézac et Ispagnac permet d’apercevoir plusieurs clèdes, dont certaines sont conservées à l’état quasi d’origine, avec leur foyer et leur plancher à claire-voie. Près du hameau du Viala, une clède restaurée se visite parfois lors des journées du Patrimoine ou sur demande aux habitants.
Sur ce tronçon, la couleur dorée des châtaigneraies captive en automne. Entre Ispagnac et Quézac, trois anciennes clèdes bien conservées témoignent du rôle économique de la châtaigne : en 1900, plus de 400 tonnes de fruits étaient récoltées chaque année rien que sur le versant sud de la vallée (Archives départementales Lozère).
- À voir : clède du Villaret (privée, visible de l’extérieur), petite clède du Mas de Lau, clède « à double étage » de la Coste.
- Conseil : pour comprendre tout l’art des clèdes, l’Écomusée du Parc national à Florac expose outils et objets ayant servi au séchage, à la conservation et à la transformation de la châtaigne.
3. La vallée du Tarn – de Bédouès à Saint-Julien-d’Arpaon : secrets d’eau et de pierre
- Distance : 14 km (aller-retour possible ou circuit en boucle, 17 km)
- Dénivelé : 270 m
- Durée : 5h à 6h
- Départ : Place de l’Église de Bédouès
Le chemin longe la rivière du Tarn en aval de Florac, traversant Bédouès, Esclanèdes et Pied-de-Borne. À cet endroit, la concentration d’anciens moulins est saisissante : Moulin de Bédouès, dont la grande roue est encore visible ; Moulin de Loubières, aujourd’hui simple ruine envahie de fougères, mais dont la chaîne d’alimentation hydraulique est encore lisible sur le terrain (Inventaire Occitanie).
Certains moulins, comme celui des Thérondels, étaient spécialisés dans l’huile de noix : on y apportait les fruits à dos de mule depuis tout le versant sud du mont Lozère. Il était courant de payer le meunier “à la mouture” : une part du grain ou de l’huile pressée, usage attesté encore dans les années 1920 dans la région (Patrimoine des moulins cévenols).
Tout au long du parcours, on recense plusieurs clèdes attenantes à de vieux mas. Certaines sont intégrées directement à la ferme, signe d’une organisation très locale du travail de la châtaigne, depuis la cueillette jusqu’au stockage en grange.