GR68 : Le tour du mont Lozère depuis Florac, immersion sur un sentier d’exception

L’échappée belle en Lozère sauvage

Un sentier d’altitude, racines cévenoles et paysages sans filtre

Partir sur le GR68, c’est s’offrir bien plus qu’une boucle sportive : c’est embarquer pour un grand tour du mont Lozère, véritable sommet granitique des Cévennes, en traversant des paysages dont la force brute colle à la mémoire. Le GR68, surnommé « Le Tour du Mont Lozère », s’étend sur environ 115 km, serpentant entre lignes d’horizon, drailles à brebis, sources cachées et villages où la vie rurale pulse encore. Départ conseillé : Florac, cité cévenole plantée au confluent de trois rivières et point d’accès stratégiquement doux à l’aventure montagnarde.

Cette itinérance, balisée de la mythique marque rouge et blanche, fait le lien entre Sud-Lozère, Gard et écrins secrets du Parc national des Cévennes. C’est le cœur de la Lozère, par ses entrées les plus sauvages, qui se livre à chaque pas.

Chiffres-clés et repères du GR68

Le GR68 tire sa singularité de la variété de ses ambiances : pâturages ouverts, chaos granitiques, sources, forêts anciennes, hameaux perchés… Il offre aussi une rare expérience de solitude et de connexion à la nature, car il reste relativement confidentiel. Selon la FFRandonnée, on compte en moyenne 250 à 350 randonneurs par an sur la boucle complète (source : Fédération Française de Randonnée).

Préparer son itinéraire depuis Florac : conseils et étapes types

Pourquoi partir de Florac ?

Florac n’est pas uniquement une porte du parc national. C’est aussi un carrefour historique de sentiers et un lieu parfait pour démarrer et finir le GR68 : l’offre de transports (lignes de bus, liaisons vers Mende ou Alès), d’hébergements et de commerces permet une logistique allégée.

Étapes recommandées au départ de Florac

Voici une suggestion d’itinéraire (adapté selon niveau et envies) :

  1. Florac – Pont de Montvert (20 km). Montée progressive vers le col de Salidès, traversée des forêts du Bougès, vues plongeantes sur la haute vallée du Tarn.
  2. Pont de Montvert – Finiels (18 km). Remontée douce à la source du Tarn, traversée du plateau du mont Lozère et premier passage haut perché.
  3. Finiels – Mas Camargues (17 km). Vastes landes d’altitude et descentes vers les vallées du Tarn et de la Mimente, passage au Mas Camargues, ancienne ferme transformée en maison du parc (parfaite halte pédagogique).
  4. Mas Camargues – Le Bleymard (20 km). Enfilade de drailles, alternance de pinèdes, hameaux de granite et derniers plateaux avant la plongée vers Le Bleymard, village authentique et bien pourvu en services.
  5. Le Bleymard – Bagnols-les-Bains (16 km). Arrivée dans le pays du mont Lozère oriental, découverte des sources thermales historiques (petite station thermale aux eaux ferrugineuses, fréquentée depuis le XIXe siècle).
  6. Bagnols-les-Bains – Florac (24 km). Grande étape vallonnée pour clore la boucle par des crêtes boisées, retour progressif au plateau de Florac et ses ruelles vivantes.

Ce découpage peut bien sûr être modifié : la région propose de nombreux hébergements en gîtes, chambres d’hôtes ou petits hameaux, ce qui facilite les arrêts intermédiaires.

Le GR68 sur le terrain : à quoi s’attendre ?

Paysages et ambiances traversés

Faune, flore et rencontres naturelles

Hébergement, ravitaillement et logistique sur le GR68

Où dormir ?

Le GR68 bénéficie d’une tradition d’accueil solide : gîtes d’étape, chambres d’hôtes, refuges gardés et parfois bivouac autorisé (hors zones protégées strictes – consulter la charte du parc national des Cévennes). Certains tronçons restent isolés – il est impératif de réserver ses hébergements, notamment en période estivale.

Les solutions alternatives : chambres chez l’habitant, fermes équestres, hébergement insolite parfois accessibles sur le chemin ou à quelques kilomètres (n’hésitez pas à demander l’offre d’hébergement à l’office de tourisme de Florac ou sur le site du Parc national).

Bivouaquer sur le GR68

Un bivouac bien vécu s’intègre à la tradition lozérienne de « prendre soin du paysage ». L’expérience d’une nuit au pied des crêtes, alors que les cloches de brebis sonnent sous la Voie lactée, compte parmi les plus beaux souvenirs de randonneurs.

Se nourrir, se ravitailler

Certains villages vous permettront de remplir gourdes et sacs à dos : Florac, Pont de Montvert, Le Bleymard et Bagnols-les-Bains. Sur d’autres tronçons, il faut prévoir autonomie alimentaire sur une ou deux étapes (épicerie ambulante, produits locaux ou lyophilisés de qualité).

Accès, transports et retour à Florac

Astuce locale : certains hébergeurs ou agences proposent des transferts de bagages ou de personnes à la demande, afin de soulager les randonneurs étape après étape.

Le petit patrimoine vivant du tour du mont Lozère

Quelques conseils éclairés pour réussir son tour du mont Lozère

L’esprit du GR68 : traverser, observer, ralentir

Le GR68 est la promesse d’une parenthèse rare, à l’écart des sur-fréquentations. Il s’adresse à ceux qui souhaitent s’imprégner de la vérité d’un territoire, sans artifice — revenir à Florac avec une mémoire chargée d’espace, de ciels immensément purs, de savoir-faire paysans et d’histoires encore vibrant à l’ombre des lauzes. Ici, la marche est une présence à soi et un dialogue avec la montagne, en toute simplicité et respect pour un pays authentique.

Pour aller plus loin : FFRandonnée, Parc national des Cévennes, Tourisme Occitanie.